Office de Tourisme Pasquale Paoli

Chapelle Santa Maria di Cambia

Cambia

Chapelle Santa Maria : Pour la datation l'archéologue Geneviève Moracchini-Mazel écrit : « nous avons proposé de retenir que sa construction, comme celle de l'église de San Quilicu, pourrait dater des dernières années du 12ème siècle ou du 13ème siècle et qu'elle a dû intervenir en remplacement d'une précédente chapelle préromane (remplois dans la campanile). ».
Il faut souligner (importance dépassant le cadre local) l’originalité de cette chapelle romane : « c'est le seul autel roman en place qui nous ait été conservé en Corse » (G. Moracchini-Mazel). En outre, sa forme de stazzona (dolmen) est troublante : les trois orthostates et la table lui donnent la forme dolménique classique au sud de l'île, mais dont il ne reste aucune trace en Castagniccia. D'autant plus, que c'est le seul autel de ce type retrouvé intact, et qu'il est attesté que la chapelle a remplacé un précédent édifice préroman.

A Stantara di Santa Maria di Cambia : En langue corse « A Stantara » signifie « Statue menhir ». Le passé de la Corse est jalonné d’énigmes, de mythes et de légendes. Les menhirs ont aussi leurs histoires. Ils n’ont pas fini de révéler tous leurs secrets, la clé de lecture de ces témoins du passé n’étant pas encore découverte.
Avec une croix gravée sur le nombril, cette statue-menhir christianisée est dressée au pied de la chapelle du même nom.
Elle est l'objet de légendes notamment celle d'un pari stupide. Elle serait la statue d'une jeune fille du village pétrifiée. Pour prouver son courage, la jeune fille aussi intrépide qu'outrageante, aurait tenté une nuit d'enfoncer un bâton dans une tombe. La mort l'aurait saisie, figeant pour l'éternité l'infortunée dans la peur.
Une autre légende raconte qu'une jeune fille du village devait se rendre à minuit à la porte de l'église voisine pour défier un vampire. Un jeune homme caché à l'intérieur lui répondit. Saisie d'effroi, la jeune fille aurait été pétrifiée soudainement. La statue aurait été élevée en son souvenir. On l'appelle depuis la Sainte.
Les ruines de l’ancien couvent, (le couvent des Franciscains), ainsi que la chapelle romane du même nom, se dressent à proximité immédiate de la sculpture, ce qui confirme que le site était un lieu de passage très fréquenté.

La Petra Frisgiada : Reste encore aujourd'hui une intrigue. Quand a-t-elle été réalisée ? Par qui ? Que signifient ces gravures rupestres ? Autant de symboles et de légendes qui se découvrent du hameau de Corsoli à celui de Loriani. La Petra Frisgiada se trouve à proximité de la chapelle de Santa Maria.
Sur ce bloc de granite (longueur : 6.8m, largeur : 5.86m, hauteur : 3,4m), 595 gravures ont été répertoriées ce qui en fait de loin le site de l’Art rupestre le plus fourni de Corse, aussi bien par son nombre que par la variété de signes : sur 76 motifs documentés en Corse, la roche de Cambia en revendique 62 ; soit 81,62% !
L’analyse de leur superposition nous indique plusieurs phases de réalisation.
Placée sur un chemin de transhumance on retient que ce sont les bergers qui ont marqué la roche de leurs symboles à l’époque préhistorique. Plus tard, les moines vivants à proximité au couvent des Franciscains l’ont christianisée, et enfin à l’époque actuelle elle sert encore d’écritoire.
Cette roche est à ce titre très intéressant car elle porte en son sein la fresque historique de notre civilisation.


Voir sur google Map


Mentions légales | Plan du site | © 2019 - Tous droits réservés

Conception Agence RSK & Agence Addicte