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Lozzi, première graine de l’espoir rural

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Lozzi, première graine de l’espoir rural

 
La journée d’hier, en présence de Jean-Louis Borloo, parrain de l’action Radiche, a servi de semence au projet global qui consiste à porter l’espoir d’une revitalisation du rural grâce à la mise en synergie par les gens du terrain et de la diaspora
Radiche a vocation à se répandre dans tous les villages de l’île.

Pour Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, l’opération Radiche est d’autant plus importante "qu’un arbre ne vaut que par ses racines et sa capacité à s’élever". Un message adressé aux très nombreuses personnes présentes pour l’occasion, dont plusieurs élus locaux. L’édile retrace la genèse du projet en expliquant :"Toutes les ressources humaines qui sont attachées à leurs villages doivent être mobilisées au service du projet collectif. Il n’existe pas d’exemple dans le monde et dans l’Histoire où une société, un peuple qui a une telle richesse humaine, notamment extérieure, ne l’a pas mobilisée efficacement au service du présent et du futur. Radiche c’est aussi dire qu’il y a dans chaque village de Corse, des femmes et des hommes qui ont fait le choix de vivre dans ces villages de l’intérieur et de la montagne malgré les contraintes." Gilles Simeoni rappelle les actions portées par la CdC dans plusieurs axes structurants mais insiste néanmoins : "Rien ne se fera sans l’implication directe de chacune et chacun. Tout cela doit participer à une vision volontariste et à l’idée de rendre hommage à celles et ceux qui nous ont précédés." Une référence aux aïeux que le président de l’exécutif relie à la notion d’espoir et d’opiniâtreté inculquée par son père. Mais soucieux de porter le regard sur l’avenir, il interroge : "Comment passer d’une situation où, comme nous l’avons fait, on se bat pour empêcher l’irréversible, à une situation où l’on construit une société qui vit, produit, intègre, rayonne et sait d’où elle vient ?"

Ainsi, pour remédier aux racines du mal qui rongent les contrées rurales, Radiche veut être l’élément qui "matérialise l’espoir de régénérer cette vie dans les villages. Si on se bat pour l’intérieur c’est parce que sans ce cœur de la Corse, il n’y aurait pas de vie", prône Jean-Félix Acquaviva, député et président du Comité de Massif.

Face à Jean-Louis Borloo, ancien ministre et parrain de l’action, les intervenants "de haute qualité" se sont donc succédé après les propos d’accueil de François Acquaviva, maire de Lozzi.

Des interventions qui, sans prétention, ont tenté d’aborder les problèmes qui, comme l’a souligné Jean-Louis Borloo, "sont tous reliés entre eux et sont donc indissociables les uns des autres". Paul-André Acquaviva, sommité de la montagne insulaire, retrace d’ailleurs une partie du chemin perdu : "Nous sommes tous fils et petit-fils de bergers, or, aujourd’hui, il n’y a quasiment plus ni chèvres, ni brebis au village." Un constat qui accompagne sans nul doute la perte de repères linguistiques car avec cette activité multiséculaire qui a cessé d’alimenter l’économie rurale, une partie des bases sociétales s’est effritée. Mais des actions sont toutefois insufflées pour éviter l’effondrement total de "la langue corse qui doit retrouver sa place de vecteur de communication", insiste, in lingua nustrale, Nicolas Battini, de l’associu Praticalingua. Il n’y a donc aucune raison de croire que tout est à jeter à la poubelle car des solutions existent. Il en est de même pour les déchets ménagers comme l’a suggéré Agnès Simonpietri : "Avec l’écoconception des produits et le ré-emploi, l’économie circulaire peut être une nouvelle réponse. In fine, seuls 20 % seront à stocker dans des conditions différentes de celles que l’on connaît actuellement."

Le désert médical a également animé les échanges, avec le rappel du rôle majeur joué par les infirmiers libéraux. Des acteurs de terrain salués par la professeure de médecine Françoise D’Allava-Santucci, membre de Corsica Diaspora qui ajoute : "La diaspora a toujours ce cordon ombilical rattaché à la Corse. Jean-Louis Borloo représente parfaitement cet attachement car le Corse de la diaspora est celui qui veut faire quelque chose pour l’île." Des axes de revitalisation prometteurs mais pas de faux espoirs toutefois pour Fabien Flori, conseiller culturel au ministère des affaires étrangères durant 13 ans et actuellement professeur de mathématiques à l’université. Lorsqu’il additionne toutes les données, notamment en matière d’attractivité du territoire, "on n’est pas loin du stade zéro. Il y a pourtant des touristes avec un pouvoir d’achat considérable qui veulent venir mais nous sommes très loin des objectifs affichés. Vivre ici, c’est faire le choix de vivre avec une pénalité de plus. La réalité est que les gens investissent là où ils ont le sentiment rassurant de pouvoir récupérer leurs mises. Pendant ce temps, leurs maisons de village tombent en ruines." MARC-ANGE INGRAND

Max Simeoni est favorable au développement de toutes les activités sportives.

"Pendant ce temps, leurs maisons tombent en ruines"

Fabien Flori est intervenu sur l’attractivité du territoire et les carences qui existent.
Nicolas Battini a défendu ardemment l’intérêt sociétal de la langue corse.



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