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Les analyses sur les pommes anciennes portent leurs fruits

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Les analyses sur les pommes anciennes portent leurs fruits

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Les analyses sur les pommes anciennes portent leurs fruits

B. I.-L.
Le prochain stage de greffage aura lieu les 2 et 3 mars à Erbaghjolu.

Un travail qui a nécessité une lente maturation. Et qui continue de croître. En juin dernier, l’association Un pas en arrière, deux pas en avant a envoyé une trentaine de variétés de pommiers anciens, issues du Centre Corse, à l’Inra d’Angers pour "analyse moléculaire". L’objectif était de savoir s’il existait sur l’île des variétés spécifiques à la Corse. Dernièrement, les premiers résultats sont tombés.

Six variétés locales totalement inconnues

Et même s’ils ne sont pas définitifs, ceux-ci s’avèrent plus qu’encourageants : "Si dix d’entre elles appartiennent à des variétés très répandues, que l’on trouve dans le monde entier, quinze se trouvent au contraire relativement rarement, décrit Marie-Paule Ottaviani, présidente de l’association. Et six variétés, totalement inconnues, posent question. Elles ne figurent pas dans la base de données de l’Inra - qui rassemble 3 000 variétés différentes -
même si elles possèdent quelques similitudes avec des pommes italiennes. Celles-ci, nous allons les bichonner dans notre verger."

Initié en 2016, le verger conservatoire de l’association - installé pour un bail de 25 ans à Mazzola - a pour but de rassembler et de sauvegarder les pommiers anciens de l’île, afin de permettre aux agriculteurs qui le souhaitent de renouer avec ces variétés délaissées. Et de les cultiver, pour faire redécouvrir leurs saveurs oubliées.

"Pour la Corse qui, historiquement, n’est pas un pays de pommes - comme la Normandie par exemple -, ces résultats sont une bonne surprise", ajoute Marie-Paule Ottaviani. Et l’association ne compte pas s’arrêter là : "L’année prochaine, nous enverrons 40 échantillons de plus, récoltés cette fois-ci dans toute la Corse, poursuit-elle. Nous continuons donc à répertorier des pommiers anciens dans toute l’île. D’ailleurs, les personnes qui ont un vieux pommier, ou même un poirier chez eux peuvent nous contacter pour que nous passions le voir."

Inventaire et stages de greffes continuent

Un travail d’inventaire qui prend beaucoup de temps. "Nous avons réalisé déjà plus de 8 000 km, reprend-elle. Il faut aller voir les arbres une première fois, au moment de la fructification, généralement entre septembre et novembre. Puis, nous revenons pour réaliser des greffes, que nous devons ensuite faire analyser. Nous cherchons aussi à connaître leur histoire : d’où viennent-elles ? Quand ont-elles été plantées ? Malheureusement, nous n’avons pas pu aller voir tous ceux qui nous ont sollicités durant la période des pommes, nous nous excusons auprès d’eux." Marie-Paule Ottaviani espère cependant pouvoir les visiter cet automne, afin de poursuivre ce travail de fourmi que représente l’inventaire des variétés de l’île.

Car parallèlement, l’association est en lien avec l’Inra d’Angers, l’Union pomologique de France, le Geves (Groupe d'étude et de contrôle des variétés et des semences) ainsi qu’avec des collègues européens et des vergers italiens qui comptent 450 variétés différentes de pommiers.

Prochain rendez-vous de l’association : un stage de greffage d’arbres fruitiers les 2 et 3 mars à Erbaghjolu*. Pour apprendre à faire fructifier ces variétés oubliées.

* Le rendez-vous pour le stage de greffage est donné à la salle des fêtes d’Erbaghjolu, de 9 h à 18 h. Pour contacter l’association par tél. : 06.12.45.46.96, ou par e-mail : deuxpasenavant20@gmail.com



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